Comparatif
Tournacte ou le module de tournée de votre logiciel d’étude
Votre logiciel d’étude gère les dossiers, la comptabilité et la facturation, et il affiche souvent les adresses d’un lot sur une carte. La question posée par tout titulaire est légitime : pourquoi ajouter un outil quand celui qui est déjà payé sait montrer où sont les actes ? La réponse tient à la différence entre afficher des adresses et construire plusieurs tournées simultanées sous contraintes de temps, de droit et d’échéance.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Tournacte | le module de tournée inclus dans le logiciel d’étude |
|---|---|---|
| Périmètre couvert | La tournée, le coût de revient et la preuve de la tentative, rien d’autre | Dossiers, comptabilité, facturation, plus un affichage cartographique |
| Heures légales et jours fériés | Contrainte dure, un acte non délivrable ce jour là n’est pas proposé | Rarement modélisées, la carte affiche les adresses sans fenêtre |
| Construction multi tournées | Tous les clercs calculés en même temps, sous secteurs et temps de remise | Le plus souvent une liste par clerc, ordonnée à la main |
| Second passage | Replanification automatique à une plage horaire différente | Acte à replacer manuellement dans une tournée ultérieure |
| Application terrain hors ligne | Horodatage, position, photo, synchronisation au retour du réseau | Variable, souvent une saisie au retour à l’office |
| Procès verbal de l’article 659 | Projet pré rédigé à partir des diligences réellement horodatées | Modèle de trame à compléter de mémoire |
| Coût de revient | Par acte, par clerc et par donneur d’ordre, recalculé chaque soir | Chiffre d’affaires par dossier, rarement un coût de tournée |
| Migration de données | Aucune, le stock entre par fichier ou connecteur, les mentions repartent | Aucune, c’est déjà votre outil de production |
| Engagement | 129 EUR par mois et par poste, résiliable à la fin du mois en cours | Compris dans un abonnement que vous payez déjà |
| Nombre d’interlocuteurs | Un fournisseur de plus à administrer et à interroger | Un seul éditeur pour tout l’office |
Afficher des adresses n’est pas construire une tournée
Un module intégré sait faire une chose très utile : montrer sur une carte les adresses d’un lot, avec la référence du dossier et parfois le type d’acte. C’est déjà mieux qu’une liste imprimée. Mais entre cet affichage et une tournée exploitable, il manque tout ce qui relève de la contrainte : la fenêtre de six heures à vingt et une heures, les jours fériés, la date limite propre à chaque acte, le temps de remise selon le type d’adresse et l’historique de la première tentative.
La différence se voit au moment où le stock dépasse ce qu’un humain ordonne de tête. Sur quinze adresses, l’affichage suffit et le clerc fait le reste. Sur quarante adresses réparties entre trois clercs, avec des échéances hétérogènes et des halls fermés, il faut résoudre un problème d’affectation simultanée. Ce n’est pas un défaut du logiciel d’étude, c’est simplement un autre métier que celui de tenir des dossiers et une comptabilité.
Le coût de revient n’est pas le chiffre d’affaires
Votre logiciel d’étude sait très bien ce que chaque acte vous rapporte. Il ne sait pas ce qu’il vous coûte, parce qu’il ignore les kilomètres parcourus, le temps passé dans la voiture, le nombre de passages nécessaires et l’heure exacte de chacun. Sans ces éléments, aucune répartition analytique ne peut descendre au niveau de l’acte. Vous obtenez donc une marge de dossier, jamais une marge de tournée, et l’écart entre les deux est précisément ce que vous cherchez.
C’est aussi ce qui rend la comparaison entre donneurs d’ordre impossible dans un outil de gestion. Deux lots au même tarif réglementé, l’un dense et l’autre dispersé, apparaissent identiques dans la facturation. Il faut les kilomètres et les heures réellement consommés pour voir que le second détruit de la marge. Cette mesure suppose une saisie sur le terrain, au moment de la tentative, que seul un outil mobile hors ligne peut produire sans double travail.
Ce que coûte réellement un deuxième outil
L’objection est juste et nous ne la contournons pas : un outil de plus, c’est un contrat de plus, un administrateur de plus, une formation de plus et un interlocuteur de plus quand quelque chose ne marche pas. Nous limitons cette charge à trois points de contact seulement. Le stock d’actes entre par fichier ou par connecteur. Les clercs utilisent une application unique sur leur téléphone. Les mentions repartent le soir dans un fichier à réinjecter, y compris le procès verbal de recherches infructueuses.
Aucune donnée de dossier ne quitte votre logiciel d’étude au delà de ce qui est nécessaire au calcul : une adresse, une fenêtre légale, une échéance et un donneur d’ordre. Les identités des destinataires peuvent être pseudonymisées dès l’import, puisqu’elles n’entrent dans aucune formule. Si vous décidez d’arrêter, vous arrêtez à la fin du mois en cours et vous reprenez votre organisation précédente sans reprise de données ni dossier bloqué.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre module intégré construit déjà des tournées en tenant les heures légales et les dates limites, si vos clercs saisissent leurs tentatives sur place et si vous sortez un coût par acte de cet outil, gardez le sans hésiter. C’est aussi le bon choix quand votre volume ne dépasse pas quelques dizaines d’actes par semaine avec un seul clerc, ou quand votre office termine une migration : ajouter un second outil pendant une bascule de logiciel d’étude est une mauvaise idée, quel que soit le gain attendu.
Le verdict
Le logiciel d’étude reste la colonne vertébrale de l’office et rien ici ne le remplace. Il gère le dossier, nous gérons le déplacement. La frontière est nette : ce qui se passe entre la fiche d’acte et la boîte aux lettres, personne ne le mesure aujourd’hui. Tant que ce trou n’est pas comblé, le coût de revient par acte reste une estimation annuelle, et la marge sur la signification se discute sans chiffres.
Questions frequentes
- Faut il un connecteur ou un simple fichier suffit il ?
- Un fichier suffit pour démarrer, et beaucoup d’offices restent ainsi plusieurs mois. Le connecteur d’export vers le logiciel d’étude supprime la manipulation quotidienne du matin et du soir. Sa mise en service est facturée 490 EUR hors taxes une seule fois, et elle est incluse sans frais dans la formule Ressort de cour d’appel. Rien ne vous oblige à commencer par là.
- Nos mentions rédigées reviennent elles vraiment dans notre outil ?
- Oui, sous forme d’un fichier de mentions pré rédigées à réinjecter, projet de procès verbal de l’article 659 compris. La relecture et la signature restent celles du commissaire de justice, et la rédaction finale ne change pas vos habitudes. L’objectif est de supprimer la ressaisie du soir, pas d’imposer une nouvelle forme de rédaction à votre office.
- Que se passe t il si nous changeons de logiciel d’étude ?
- L’import se refait sur le nouveau format d’export, et le reste ne bouge pas : contraintes, secteurs, historique des tentatives et coûts de revient sont conservés. C’est même un des rares moments où disposer d’un outil de tournée indépendant rend service, puisque la production sur le terrain continue pendant que la migration se déroule côté dossiers.
Tournacte ou le module de tournée de votre logiciel d’étude
Le logiciel d’étude reste la colonne vertébrale de l’office et rien ici ne le remplace. Il gère le dossier, nous gérons le déplacement. La frontière est nette : ce qui se passe entre la fiche d’acte et la boîte aux lettres, personne ne le mesure aujourd’hui. Tant que ce trou n’est pas comblé, le coût de revient par acte reste une estimation annuelle, et la marge sur la signification se discute sans chiffres.